Jeanne au Cambodge

Jeanne

Jeanne au Cambodge

Résaux sociaux
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Accompagnée de nos partenaires locaux, Jeanne découvre la réalité des services de santé mentale au Cambodge et le manque de ressources nécessaires à ces soins. Lors de son séjour, elle participe au développement des services de santé mentale. Elle nous explique.

Maintenant que j’ai pu rencontrer les partenaires du projet santé de LC, j’ai une vision plus claire de la réalité des services de santé mentale. Tout d’abord, il faut savoir que ce n’est qu’à partir des années 90 que ces services ont vu le jour au Cambodge. Pendant la période de 1960 à 1980, le pays est devenu une scène de violence, entre guerres civiles, coups d’état, régime meurtrier des Khmer Rouges... Tout le système de santé a alors été mis à mal.

A titre d’exemple, à la chute du régime des Khmers Rouge en 1979, seulement 45 médecins ont survécus et parmi eux aucun psychologues ni psychiatres. Encore aujourd’hui, le nombre de psychologues ne s’élève qu’à 200 et le nombre de psychiatres est de 60… pour 17 millions d’habitants. Ainsi, le projet santé de LC participe justement à la remise sur pied des services de santé mentale au sein du pays.

Grâce aux diverses rencontres faites depuis mon arrivée, mais surtout à travers les différentes field visites dans nos deux provinces d'action — Kampong Cham & Tboung Khmum —, j’ai pu voir et comprendre comment, grâce à une approche communautaire, des services sont mis en place pour venir aider, diagnostiquer, traiter et suivre les individus souffrant de troubles mentaux.

Dans un premier temps, ces services ont été développés au sein des Health Centres. Le staff a été formé par les assistants sociaux et psychologues de TPO et de CCAMH (deux de nos partenaires) à identifier et à prodiguer une aide psychologique mais aussi à diagnostiquer et traiter les troubles mentaux. Et si cela dépasse leurs compétences, le staff médical a pris connaissance des autres services existants afin de rediriger les patients selon leurs besoins spécifiques. À côté de ça, les professionnels de santé font également des visites au domicile des patients qui ne peuvent pas se rendre aux Centres de santé, pour prendre des nouvelles, maintenir leur suivi et leur apporter un soutien émotionnel. De plus, les travailleurs sociaux issus de nos partenaires organisent également des activités au sein de la communauté même pour, entre autres, la sensibiliser au sujet de la santé mentale et de son importance.

Ces services sont ne pas encore bien connus des Cambodgiens, pas encore assez consolidés et durables pour perdurer dans le temps. Cela est principalement dû au manque de ressources financières et humaines mais également à une discontinué entre les différents niveaux d’action — national, provincial et communautaire. Par ailleurs, en plus des collaborations avec les partenaires locaux — TPO, CCAMH et SSC —, les échanges avec le ministère de la Santé doivent se renforcer afin de pouvoir garantir la réalisation des objectifs en matière de santé mentale.

Même si ces services n’ont vu le jour que depuis 3 décennies, et qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’atteindre ces objectifs. Mais,avec la motivation, l’implication, la patience, la résilience et la passion dont les effectifs de santé font preuve, ces objectifs seront accomplis tôt ou tard.

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