Participer au Fonds Solidaire : une expérience unique

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Participer au Fonds Solidaire : une expérience unique

Participer au Fonds Solidaire : une expérience unique

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Valentin fait partie des jeunes qui ont participé au projet « Double-sens », qui a rassemblé 11 jeunes belges et béninois assoiffés de découvertes multiculturelles, de rencontres et d’échanges. Ce projet a été rendu possible notamment grâce au financement du Fonds solidaire de Louvain Coopération et de l'UCLouvain.

LC : Peux-tu expliquer le projet « Double-Sens » en quelques mots ?

Le projet « Double-Sens » était un échange interculturel entre Belges et Béninois. Le groupe de Belges était parti l’année passée au Bénin pour vivre un séjour interculturel. Là-bas, nous avons échangé, découvert le pays et fait de nombreuses activités autour des thèmes du théâtre, du sport, du cinéma et bien d’autres encore. Cette année, le groupe de Béninois est venu en Belgique pour qu’ils puissent aussi vivre au plus profond d’eux-mêmes cet échange.

LC : Quelles ont été tes motivations pour t'inscrire au Fonds Solidaire ?

Je souhaitais de tout cœur que mes amis du Bénin puissent venir en Belgique. En effet, c’est un réel parcours du combattant. Les autorisations sont octroyées par l’ambassade de France qui demande une certaine somme d’argent et un certificat qui prouve la descendance béninoise d’au moins trois générations sur le territoire du Bénin. À cause de leur mode de vie, il était difficile pour eux de subvenir à leurs besoins en Belgique. Je me suis inscrit au Fonds Solidaire pour leur permettre de vivre un séjour tout aussi bien chez nous que nous chez eux.

LC : Que retiens-tu le plus de ton expérience ?

L’échange en lui-même. Le fait d’avoir pu faire découvrir mon pays, d’avoir déconstruit ensemble nos savoirs, nous a permis d’en apprendre plus sur nous-mêmes et sur nos valeurs. Mais je retiens surtout l’envie de chacun de s’investir dans nos sociétés, pour en changer les réalités. Que ce soit au Bénin ou en Belgique, nous rêvions d’un monde meilleur et réfléchissions à comment en faire une réalité.

LC : Quel est le plus grand défi auquel tu as dû faire face ?

Notre plus grand défi c’était le choc des cultures. Tout d’abord pour la nourriture, nous avons dû faire preuve d’imagination pour trouver les ingrédients qui imitent le goût que nos amis béninois cherchaient tant. Puis, au niveau du rythme de vie, ils ont l’habitude de faire une pause de deux heures l’après-midi, mais ici, ce n’était pas possible de la faire tous les jours, donc ils étaient vite fatigués. Au niveau pratique, je soulignerais que les visas ont été très difficiles à obtenir. Ils n’ont été distribués aux Béninois que 12 heures avant le décollage. Par ailleurs, les imprévus du terrain, annulations et contretemps, nous ont forcé à changer le programme tous les jours.

LC : As-tu récolté des fonds pour financer ton projet en plus du Fonds Solidaire ?

Oui, c’était primordial ! Nous avons organisé des repas, vendu des tartiflettes et fait un partenariat avec une entreprise qui vend des lasagnes. Enfin, nous avons reçu une donation d’une AMO (aide en milieu ouvert).

LC : Que dirais-tu à un Étudiant Solidaire qui hésite à s'inscrire au Fonds Solidaire ?

Je dirais qu’il faut foncer, c’est une expérience unique d’être dans le Fonds Solidaire. Ce sont des professionnels qui vous guident dans vos recherches, dans vos questions. Ils ont pu mettre un cadre sur notre projet pour avoir un chemin à suivre. Dans le Fonds Solidaire, on n’est jamais seul.

Plus d'informations sur le Fonds Solidaire ici.